Notre frére Michel PINCHON

Représenté

Michel nous a quitté aujourd’hui, 8 décembre, à trois heures ce matin dans la tranquillité et a sérénité. Il est dans la paix de Dieu.

Voici la date de la célébration: Samedi 14 décembre à 10h à Breteuil (27160), FRANCE c’est à 7 KM de son cher village de Gouville.

Union de prières,
Jean-Louis RATTIER

PDF: Michel, annonce départ

Le cardinal Philippe OUÉDRAOGO président du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar

Burkina Faso. Le cardinal Philippe OUÉDRAOGO, de notre fraternité, élu président du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar.

https://africa.la-croix.com/le-cardinal-burkinabe-philippe-ouedraogo-a-la-tete-de-lepiscopat-dafrique-et-de-madagascar/

https://translate.google.com/translate?sl=es&tl=fr&u=https%3A%2F%2Fwww.religiondigital.org%2Fmundo%2Fcardenal-Ouedraogo-elegido-presidente-SECAM-religion-africa_0_2144785517.html

50ème anniversaire de la Comunitat de Jesús, famille Charles de FOUCAULD

Chers amis, chères amies,

Quelques jours seulement nous séparent du cinquantième anniversaire de l’engagement exprimé par le premier group de frères et sœurs de la Communauté de Jésus. L’acte eut lieu dans le cadre de l’ermitage de Santa Cruz de Montserrat, le 29 septembre 1968. Nous retînmes cette date comme étant celle de notre fondation par le laïc Pere Vilaplana, décédé Il y a trente cinq ans.

Par la rencontre de ce jour, notre fraternité célèbre ces cinquante années, ainsi que par le repas qui l’accompagne, auxquels se sont joints nos familles et amis.

Le choix du lieu, Montserrat, trouvait sa raison d’être du fait des liens de communion et d’amitié tissés avec quelques uns des moines de cette abbaye ; et spécialement avec le moine ermite Père Estanislau Llopart, lequel présida cette célébration et devint notre maître et conseiller spirituel pour l’élévation de nos personnes, tant individuelles que pour celle de notre jeune communauté.

Trois années s’étaient écoulées depuis la fin du Concile Vatican II et l’atmosphère de renouveau qui s’en était dégagé imprégnait l’Église. Ainsi, comme nombre de jeunes laïcs nous nous sentions appelés à vivre quotidiennement un plus grand engagement évangélique dans le cadre du chemin que la vie ouvrait devant nous, en nos qualités de travailleurs ou d’étudiants. Cela en un moment socio-politique marqué par la longue dictature héritée d’une guerre fratricide de douloureuse mémoire. Cependant, des changements tant culturels que sociaux apparaissaient au travers de mouvements estudiantins, syndicaux, culturels et aussi spirituels. Du fait d’une frontière pyrénéenne devenue plus perméable et nos regards pouvant porter au delà, notamment vers la France, des manifestations de renouveau spirituel apparaissaient très attrayantes. Nous prîmes ainsi contact avec le mouvement autour de la spiritualité de Charles de Foucault et d’Albert Peyriguère. Son message se particularisait à nos yeux aux travers du modèle familial offert par Nazareth et par l’objectif de vivre chrétiennement dans le monde, d’être à la fois contemplatifs et actifs. Pareil but, à la vue des années qui ont passé, peut paraître trop ambitieux, cependant il est possible d’affirmer avec certitude qu’il est demeuré l’impulsion qui nous a mû et nous meut encore aujourd’hui.

Nous avons vécu tout ce temps, comme vous le savez, vous autres fils, pères, amis, frères dans la foi, et habitants de Tarrés, intensément au travers de parcours évidemment différents du fait de l’âge et de circonstances ou particularités familiales et professionnelles. Nous sommes parvenus jusqu’ici avec l’aide de Dieu qui s’est manifestée par le moyen de nos bons conseillers, de votre estime et très spécialement par la contribution apportée par les frères et sœurs, lesquels au cours de leur passage dans la Communauté de Jésus pendant ces longues années lui ont consacré une part importante de leur vie. Nous avons connu des moments douloureux de crises et de ruptures rendus inévitables du fait de notre fragile nature humaine. Mais nous avons aussi joui de moments plus heureux dans la recherche sincère, la prise de risque, l’engagement gratuit, en vue de croître et de mûrir.

La Communauté est un don de Dieu. C’est un don de Dieu que de vivre l’Évangile en Communauté. L’Amitié, ce charisme qui nous identifie, nous a uni, aidé et soutenu dans le chemin du projet divin révélé par et dans Jésus, lequel n’est autre que le chemin de l’Amour. L’Amitié vécue au sens évangélique prend racine dans la relation exemplaire de Jésus à ses disciples : à la fois exigeante et respectueuse, toujours amoureuse.

Avant de conclure, nous voulons émettre quelques remerciements en particulier. Il nous est naturellement impossible d’être exhaustif, tant le chemin parcouru a été long et les vies rencontrées nombreuses :

En premier lieu, Il nous faut remercier le Père Claretien Antoni Andrés, qui s’est montré toujours disponible malgré sa totale discrétion. Il a été et continu d’être un exemple de grande valeur. C’est très intimement que nous lui sommes attachés.

Nous devons aussi nous montrer reconnaissants à l’égard de certains des moines de l’abbaye bénédictine de Montserrat, nos maîtres et amis, malheureusement tous déjà disparus. Plus spécialement à l’égard du Père Abbé Cassià Just, du Père Estanislau Llopart, du Père Vilanova, du Père Oriol Diví et enfin du Père Joan Carles Elvira. Leur souvenir nous accompagnera toujours.

L’expression de notre reconnaissance se tourne aussi vers les évêques diocésains de Barcelona, Tarragona, Lleida, Valencia et Jaca, ainsi que les prêtres et religieux de leurs diocèses, pour la compréhension et l’appui qu’ils nous ont manifesté tout au long de ces années. S’il fallait en détacher une individualité, celle-ci prendrait figure en la personne du Cardinal Narcis Jubany, lequel eut foi en notre projet communautaire et lui donna son impulsion.

Nous ne devons pas non plus oublier de mentionner la communauté de Saint Jérôme du Monastère de San Matias de Barcelona, dont les sœurs contemplatives nous ont accompagnés et conseillés tout au long de ces cinquante ans.

Il nous faut très spécialement manifester notre reconnaissance aux fraternités, communautés et groupes relevant de la Famille Spirituelle de Charles de Foucault, celles présentes dans notre pays, comme celles situées à l’étranger. Elles ont été et sont pour nous un exemple d’engagement, mais avant tout des amis dans l’Amitié.

Un souvenir très spécial à notre ami et frère le Père Michel Lafon. Il demeure Bordeaux mais aujourd’hui il reste parmi nous autour de cette chapelle et en ce village qu’il aime aussi bien.

Notre reconnaissance ne saurait non plus manquer à la ville de Tarrés et à ses habitants. Sans l’accueil que vous nous aviez réservé un jour, il y a déjà presque cinquante ans, la Communauté de Jésus serait à coup sûr différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Grâce à vous, c’est ici même que nous célébrons en ce jour cet anniversaire.

Pour conclure, il serait ingrat de ne pas exprimer notre reconnaissance et notre plus grande estime à nos familles, c’est-à-dire à nos parents témoins de cette création mais aujourd’hui présents dans notre souvenir, et à nos enfants et petits-enfants. Eux tous, dans des situations et contextes variés, détiennent quelque chose de l’esprit de la Communauté de Jésus. Nous croyons pouvoir dire, sans être présomptueux, qu’ils trouveront dans la besace qu’ils emporteront tout au long du chemin de la vie, les valeurs de l’Amitié écrite et vécu en majuscules.

Merci infiniment au nom de tous les frères et sœurs de la Communauté de Jésus.

Tarrés, le 16 septembre 2018

PDF: 50 anniversaire de la Comunitat de Jesús, famille Charles de FOUCAULD, fr

La Pâque de la petite soeur Annie de Jésus

Merci de communiquer à toutes

Rome, le 23 août 2018

Petite sœur Annie a été et restera un très grand don fait à toute la Fraternité.

Aujourd’hui son « Heure » est arrivée de rejoindre Celui qu’elle a suivi et annoncé par toute sa vie !

Petite sœur Annie de Jésus

est décédée ce 23 août, à 2 heures du matin, au Tubet.

Pte sr Dorinha, accompagnée de quelques petites soeurs, se rendra à la célébration des funérailles, au Tubet (Pinède).

Le secrétariat général

27-05-1928 – 23-08-2018

Little sister Annie was, and always will be, a great gift for the entire Community.

Today her “Hour” came to meet Him whom she followed and proclaimed with her whole life!

Little Sister Annie of Jesus

died August 23rd at 2am at the Tubet.

Little sister Dorinha and several other little sisters will attend her funeral celebration at the Tubet (Pinede).

the general secretariat

 

PDF: Annonce de décès ps Annie

Notre frère Silvio GUTERRES DUTRA, devient évêque

Pour la fraternité et pour l’église du Brésil, ce fut vraiment une grande joie d’apprendre la nomination à l’épiscopat de notre frère Silvio par le Pape François.

J’ai eu la joie de vivre avec lui la retraite des fraternités brésiliennes à Florianópolis et en février dernier la deuxième assemblée panaméricaine à Santo Domingo ; son style proche et fraternel a été pour tous un de ces cadeaux que Dieu nous donne gratuitement.

Silvio est né le 6 juin 1966 en Encruzilhada do sul ( Rio Grande do Sul ) Il a étudié la philosophie et la théologie à l’Université catholique de Porto Alegre et obtenu la licence en théologie pastorale à Rome ; il fut ordonné prêtre le 18 décembre 1993 dans le diocèse de Porto Alegre, et après diverses missions pastorales en paroisses et au séminaire, il était depuis 2013 le recteur du séminaire de Viamao.

Il est membre de la fraternité de Porto Alegre et responsable national des fraternités du Brésil, ayant succédé à Gildo.

Sa consécration épiscopale aura lieu au centre sportif de Charqueadas, qui jouxte l’église du Christ-Roi, à 15h le 22 juillet 2018 ; il commencera sa mission comme pasteur du diocèse de Vacaria le 5 Août à 10h dans la cathédrale Notre-Dame de Oliveira.

Unissons notre joie et notre prière pour Silvio et son église diocésaine, pour les gens simples qui nous enseignent le chemin de Jésus à travers leurs marches, leurs espérances et leurs justes luttes.

Aurelio SANZ BAEZA, frère responsable

PDF: Notre frère Silvio GUTERRES DUTRA, devient évêque, fr

Petite soeur Odette PRÉVOT, martyr de l’espérance

ODETTE PREVOT, MARTYR DE LA ESPERANCE

Il est bien connu de tous ceux qui ont suivi le processus de béatification que notre congrégation des Petites Sœurs du Sacré-Cœur, de Charles de Foucauld, ne la souhaitait pas, mais nous avons toujours voulu rester solidaires du groupe des congrégations concernées.

Plusieurs raisons ont motivé ce non-souhait de la béatification. Les deux motivations les plus connues sont le sort de tout le peuple algérien, et notre désir de discrétion, en lien avec notre vocation à la suite de Charles de Foucauld. La troisième, la moins connue, et qui « comme prieure » m’a toujours tenue à cœur, c’est que dans l’attentat qui a coûté la vie à Odette, il y avait aussi Chantal, l’unique rescapée d’un attentat contre des religieux de cette période. C’est de l’ordre du miracle qu’elle en soit sortie vivante, ainsi que la manière dont elle a pu intégrer cet attentat dans sa vie, même si son corps et son être en resteront marqués à jamais.

Puisque le titre de « martyr » est incontournable dans la béatification, pour nous Odette sera Martyr de l’Espérance, de « l’Espérance du Salut ». C’est en lien direct avec la réalité de ce que fut sa vie et sa vocation de petite sœur du Sacré Cœur, de Charles de Foucauld et que rejoignent trois numéros de nos constitutions, qui nous ont toujours marquées profondément :

  • « Elles ” font du salut des hommes l’œuvre de leur vie ”
    en se laissant sauver elles-mêmes,
    avec un peuple en marche,
    dans la conscience des liens profonds
    qui unissent tous les hommes entre eux dans le Christ. » (N°11)
  • « Les petites sœurs sont envoyées aux hommes les plus éloignés, […]
    pour vivre, avec eux, l’espérance du salut. Elles n’ont pas d’autre œuvre à réaliser dans l’Eglise. (N°50)
  • « Leurs propres faiblesses
    reconnues devant leurs frères et livrées à Jésus
    seront signes d’espérance pour les pauvres. » (N°74)

Odette était quelqu’un de douée intellectuellement, très pédagogue et généreuse ; elle a aidé de nombreux enfants et jeunes pauvres du quartier dans leurs études, avec l’espoir qu’ils s’en sortent dans leur vie…La rencontre avec l’Islam a marqué profondément son chemin spirituel. Odette était aussi connue comme ayant une personnalité forte, avec un tempérament plutôt difficile et abrupt. Elle portait en elle, comme chacun de nous, les blessures de son histoire qui faisaient d’elle une femme, inquiète, n’ayant pas très confiance en elle….mais « habitée par Quelqu’un qui la conduisait.»1

Les deux dernières années, dites « les années noires », Odette entrera davantage, dans une évolution intérieure d’apaisement qui a été bien remarquée par tous ceux qui l’ont côtoyée. Deux facteurs ont contribué à cela :

  • Le travail de connaissance sur elle et son histoire, en communauté et poursuivi personnellement. Elle l’a vécu comme un travail de libération intérieure
  • La situation tragique du peuple algérien et le discernement, demandé par Monseigneur Tessier à tous les religieux présents en Algérie, de « rester ou partir » l’ont centrée sur les points essentiels de sa vie et de sa vocation à la suite de Jésus, spécialement dans sa dimension Eucharistique

Odette tout au long de sa vie a dû apprendre à espérer en elle-même, de la même manière qu’elle a appris à espérer dans le peuple algérien, raison pour laquelle elle a choisi de rester dans ces circonstances dangereuses. Croire dans les autres, croire en soi et ne pas désespérer c’est souvent de l’ordre du martyre quotidien dans nos vies

Finalement la sainteté et le bonheur des béatitudes, n’est-ce pas cela avant tout autre chose ? Croire en Celui qui espère en nous, si nous Le laissons faire et agir sans cesse en nous, malgré « les travers » de nos tempéraments et les situations chaotiques du peuple et de la société où nous vivons ?

Etre témoin de l’Espérance en Christ Ressuscité, ne signifie pas être délivré de toute inquiétude face à l’avenir. C’est parce qu’Odette était de nature inquiète que nous mesurons davantage l’importance qu’a pu avoir durant ses dernières années, la prière qu’elle portait sur elle, comme un viatique, au moment de l’attentat :

« Vis le jour d’aujourd’hui, Dieu te le donne, il est à toi.
Vis le en Lui.
Le jour de demain est à Dieu, Il ne t’appartient pas.
Ne porte pas sur demain le souci d’aujourd’hui.
Demain est à Dieu, remets-le-Lui.
Le moment présent est une frêle passerelle.
Si tu le charges des regrets d’hier,
de l’inquiétude de demain,
la passerelle cède et tu perds pied.
Le passé ? Dieu le pardonne.
L’avenir ? Dieu le donne.
Vis le jour d’aujourd’hui en communion avec Lui

Si nous n’avons pas souhaité cette béatification, nous la recevons aujourd’hui avec reconnaissance, comme un signe que Dieu nous envoie à nous, les Petites Sœurs du Sacré Cœur, de Charles de Foucauld, pour continuer à vivre notre vocation de guetteur d’Espérance dans nos propres histoires personnelles, de congrégation et de la société où nous vivons …… Et cela en communion avec tant d’hommes et de femmes qui vivent de diverses manières cette vocation de guetteur d’Espérance dans leur propre vie et dans la société.

Isabel Lara Jaén,
Prieure des Petites Sœurs du Sacré Cœur,
de Charles de Foucauld

PDF: 2018 COMMUNIQUE SUR LA BEATIFICATION ODETTE