IV Assemblée Panamericaine, Sâo Paulo, 21-24 septembre 2026

INVITATION À LA IV ASSEMBLÉE PANAMÉRICAINE

SÃO PAULO, 21 au 26 septembre 2026

« Qui s’est fait proche de l’homme qui est tombé
entre les mains des voleurs ? »
Cf. Lc 10,36

Chers frères
1er responsable panaméricain, responsables nationaux et délégués des fraternités dans les Amériques

J’ai le grand plaisir de vous inviter à participer à la IVe Assemblée panaméricaine de la Fraternité sacerdotale Iesus Caritas, qui se tiendra dans la ville de Sã o Paulo,
au Brésil, du 21 au 26 septembre 2026.

Il est vrai que cette assemblée était prévue pour l’année 2025. Cependant, ayant également l’Assemblée internationale, et écoutant l’équipe panaméricaine, j’ai jugé prudent de la reporter quelque temps.

J’invite à participer à cette IVe Assemblée : les membres de l’équipe internationale, Fernando Tapia (1er responsable panaméricain), aux responsables et délégués des pays d’Amérique où les fraternités sont déjà formées et à quelques représentants d’autres pays où les fraternités sont en cours de formation (Colombie, Cuba, Nicaragua et Venezuela) et quelques frères collaborateurs.

Depuis un certain temps, nous pensons à cette rencontre, qui cherche à être une continuité de ce qui a été travaillé lors de la IIIe Assemblée panaméricaine, à Córdoba (Argentine), où nous avons réfléchi sur notre mission de prêtres en sortie vers les périphéries. Notre équipe panaméricaine a également examiné ce qui a été proposé lors de la XIIe Assemblée internationale en mai 2025, à Buenos Aires, en Argentine. En faisant un pas de plus, nous voulons tourner notre attention vers le thème : « Assistance pastorale, humaine, intellectuelle et spirituelle des
prêtres selon la spiritualité du frère Charles de Foucauld » pour mener à bien la mission que l’Eglise nous confie.

Nous croyons que sur ce chemin, une pensée du psychologue brésilien William César Castilho Pereira, qui accompagne des prêtres depuis de nombreuses années, peut s’avérer utile. Il dit souvent : « ceux dont la vocation principale est de prendre soin des autres doivent aussi prendre soin d’eux-mêmes. »

Je vous envoie, en annexe, un questionnaire avec deux questions dont les réponses serviront d’apport pour notre Assemblée.

Comme nous l’avons convenu lors de mon élection en tant que responsable international, il est nécessaire qu’un nouveau responsable panaméricain soit élu lors de cette IVème Assemblée pour les six prochaines années. Le responsable élu sera alors chargé de nommer la nouvelle équipe qui l’assistera durant cette période.

Que le Saint-Esprit nous aide à vivre notre ministère de manière saine, dans tout notre être.

fraternellement
Goiá s / Brésil, février 2025
P. Carlos Roberto dos Santos
Responsable Panamericano


Lire le document complet avec annexes au format PDF : IV Assemblée Panamericaine, Sâo Paulo, 21-24 septembre 2026 fr

Courrier des Fraternités, Janvier 2026

Sommaire

Éditorial

« Dans un monde blessé la fraternité est possible » – De Marc LULLE – 1

Actualités

La première lettre du nouveau responsable international – De Carlos ROBERTO – 3
La rencontre de l’équipe nationale – De Marc LULLE – 6
Du nouveau à Nazareth, lieu de mémoire foucauldien – 8

Dossier : La fraternité est possible

De l’intuition de Frères Charles à l’Exhortation Dilexi te – De Alain FOURNIER-BIDOZ – 11
La retraite sacerdotale nationale :« prêtres saints pour un peuple » – De Marc LULLE – 14
Le Cardinal AVELINE à la retraite d’Ars : «Grâce et liberté» – De Martin DURIN – 16
Belle expérience de la Fraternité Sacerdotale Jesus Caritas à Ars – De Joseph JOURJON – 19

Connaître Charles de Foucauld

Avec Saint Charles de Foucauld prier les psaumes en Église – De Pascal BOVET – 22

International

Écho du Rwanda – De Denis SEKAMANA – 25

Décès

Yves COLARDELLE (Verdun) – 27
Jacques BERTHOLET (Nancy) – 27
Jean LANDIER (Montpellier) – 28

Informations

Divers informations – 30

Administration

Secrétariat de la fraternité – 32


📃 Lire le document complet au format PDF : N°261-LA FRATERNITE_web

Mois de Nazareth. Brésil. Janvier 2026

Chers frères de la Fraternité Sacerdotale de Jésus Caritas,

nous avons vécu le mois de Nazareth, du 5 au 29 janvier, à Goiás (GO – Brésil). Ce fut un temps de grâce, de prière, de communion fraternelle et de profond renouveau spirituel. Nous souhaitons partager avec vous un bref résumé de ce que le Seigneur nous a permis de vivre durant ce mois si fécond pour notre cheminement sacerdotal.

Dès le début, nous avons été invités à revisiter notre histoire personnelle et vocationnelle, en reconnaissant l’action de Dieu dans nos vies.

Mgr Eugênio Rixen nous a aidés à « forger la fraternité », en nous rappelant le témoignage de saint Charles de Foucauld et de tant de frères et sœurs qui ont choisi de vivre parmi les pauvres, non seulement en les aidant, mais en devenant leurs frères et sœurs. Nous avons appris qu’évangéliser, c’est davantage une question de présence que de discours, davantage de vivre ensemble que d’actions, davantage d’écoute que de diriger. La prière d’abandon nous a conduits à une confiance profonde et sereine entre les mains du Père.

Avec le Père Carlos Roberto, nous avons médité sur le fait que nous n’offrons qu’une seule adoration : nous adorons le Christ dans la Parole et dans les Évangiles, nous l’adorons dans l’Eucharistie et dans l’adoration eucharistique, tout comme nous l’adorons présent dans les pauvres, dans les plus petits parmi les plus petits. L’Eucharistie se prolonge dans la charité ; par conséquent, servir notre frère, c’est poursuivre l’adoration. Il nous a été rappelé qu’un prêtre ne peut vivre isolé : la fraternité soutient, guérit et anime notre mission. Nous avons également été appelés à prendre soin de la santé humaine, émotionnelle et spirituelle, en offrant repos, accompagnement spirituel et soutien lorsque cela est nécessaire.

Le diacre José Gomes a soulevé un sujet délicat et essentiel : la fatigue et la souffrance psychologique au sein du presbytère. À la lumière de Moïse et d’Élie, nous avons réalisé que même les plus grands prophètes ont connu l’épuisement. Dieu prend d’abord soin, nourrit et donne du repos, puis il renvoie. Nous sommes appelés à reconnaître nos limites et à nous laisser prendre soin les uns des autres.

Durant la semaine de retraite, Mgr Edson Damian a élargi nos horizons en méditant avec nous sur la spiritualité de l’écologie intégrale : la création comme premier Évangile et la Maison commune comme don qui nous est confié. Il a réaffirmé la fraternité sacerdotale, la communion avec l’Église, la lutte contre le cléricalisme et l’option préférentielle pour les pauvres comme critères concrets de conversion. Il nous a rappelé qu’il n’y a pas de véritable cheminement avec Jésus sans simplicité, justice et engagement envers les plus démunis.

La prière occupait également une place centrale. Nous avons été encouragés à demeurer en présence du Seigneur, car c’est de l’intimité avec Lui que naît la mission. Sans adoration du Bien-Aimé Jésus, notre action risque de se muer en activisme.

Enfin, la méditation sur le Magnificat nous a présenté Marie dans toute son humanité : avec ses craintes, son silence et sa confiance. Elle nous enseigne que Dieu accomplit des merveilles dans la petitesse. Nous sommes appelés à ce « cours d’humilité », où la véritable grandeur consiste à faire confiance et à servir.

Du 27 au 28, nous avons eu le plaisir d’accueillir le Père José de Anchieta, responsable national de la Fraternité Jésus Caritas. Le Père Anchieta a abordé les thèmes suivants : la prophétie de Charles de Foucauld, en particulier la phrase : « Ne soyons pas des sentinelles endormies, des chiens muets, des bergers indifférents », extraite des écrits du chanoine Celso Pedro et de José Bizon. Nous avons ensuite médité sur les humbles moyens d’évangélisation. Poursuivant la formation, le Père Anchieta a réfléchi à la FRATERNITÉ UNIVERSELLE : l’amour fraternel pour tous les hommes, le dialogue œcuménique et interreligieux. Nous avons également médité sur la Fraternité sacerdotale Jésus Caritas au Brésil, en retraçant son histoire (présentée par Jaime Jongmans et mise à jour par Carlos Roberto), et en soulignant ses débuts entre 1951 et 1962. Enfin, le Père Anchieta nous a donné des directives pour l’engagement des membres de la Fraternité Sacerdotale de Jésus Caritas. Grâce à ces directives, à la fin du mois de Nazareth, la cérémonie d’engagement des nouveaux membres a eu lieu lors de la Sainte Messe.

Nous quittons ce mois avec la conviction que notre vocation est d’être frères universels : hommes de prière, de présence simple, de communion fraternelle et de proximité réelle avec les pauvres. Plus que de faire beaucoup, nous sommes appelés à mieux aimer. Plus que de grands projets, à demeurer avec Jésus et avec les hommes.

Que saint Charles de Foucauld nous aide à vivre en « frères de tous » et que le Seigneur fortifie notre fraternité sacerdotale.

Avec toute notre estime fraternelle et nos prières pour chacun d’entre vous,

1. Père João Paulo Carvalho e Silva. Teresina – Piauí

2. Père João Batista Toledo da Silveira. Niterói RJ

3. Père Milton Afonso do Nascimento. Marília, SP

4. Le P. Edvaldo Rosário Calazans. São José do Rio Preto, SP

5. Le P. Paulo Leandro da Silva, Diocèse de Guarulhos, SP

6. Diacre Florismundo Roderich Maranhão Cavalcante. Récife, PE


📃 PDF : Mois de Nazareth. Brésil. Janvier 2026 fr

Wend Benedo, Burkina Faso, un projet sur le modèle de Saint Charles de Foucauld

RAPPORT DE VISITE DE SUIVI DU PROJET WEND BENEDO, BURKINA FASO, DÉCEMBRE 2025
FUNDACIÓN TIENDA ASILO DE SAN PEDRO, ESPAGNE

À la maison

Le 26 décembre, nous, les humanitaires Nacho ARSUAGA, Carlos LLANO et Aurelio SANZ, sommes arrivés à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Nous étions ravis de retrouver le sol burkinabé et avons été accueillis par Suzanne et son équipe. Nous étions là pour constater de visu le développement du projet Wend Benedo et partager avec la population la dure réalité d’un pays encore hanté par l’ombre du terrorisme. Dans ce contexte, nous nous sommes sentis pleinement libres et en sécurité, sans aucune crainte.
Par prudence, et sur les conseils de nos amis, nous n’avons pas pu nous rendre sur place (Kongoussi, Bam, Kaya…), mais nous avons eu plusieurs occasions de nous rencontrer, comme nous allons le voir.

Un témoignage de ce qui est petit, mais incroyablement précieux

L’après-midi du 26, nous avons rendu visite aux Petites Sœurs de Jésus. Nous les avions déjà rencontrées. Elles vivent la spiritualité de saint Charles de FOUCAULD au contact du peuple, par leur travail manuel et en aidant les prostituées qui souhaitent se réinsérer, le tout dans le cadre d’une paroisse. Apprendre des plus démunis continue de nous ouvrir des portes au Burkina Faso. Nous en avons profité pour leur acheter du savon artisanal.

Équipe, réalisations et défis du projet

Le 27, nous avons consacré la matinée à travailler avec l’équipe de Wend Benedo, une partie de l’équipe de Bam, et le conseil d’administration à Ouagadougou. Nous avons rencontré Suzanne, Yvette, Nestor, Edmond Norbert, Guillaume, Pascal et Wendnyolsdé. Nous nous sommes réunis dans une salle du centre d’accueil Lorette ND. Les réalités du projet ont été présentées : services médicaux et de santé, soutien psychosocial, accompagnement des nouveaux bénéficiaires, travail de terrain dans les villages, scolarisation des enfants et des adolescents et suivi de leur progression scolaire (ce qui implique le financement des écoles, des centres de formation et des internats, ainsi que la fourniture du matériel nécessaire), aide nutritionnelle et important effort d’assistance aux milliers de réfugiés déplacés par le terrorisme.

Parmi ces réfugiés se trouvent 52 bébés orphelins, nourris au lait artificiel, adoptés par des mères bénévoles du projet, toutes mères de plusieurs enfants. Nous sommes heureux de souligner qu’en 2025, AUCUN BÉBÉ N’EST DÉCÉDÉ. Les efforts de la Fondation pour trouver des ressources pour le développement de ces enfants sont plus que récompensés lorsque nous voyons des familles agrandir leur famille sans se soucier de leur propre bien-être et de leur sécurité. Nous espérons que le projet continuera de leur fournir les moyens de poursuivre leur scolarité. Il s’agit sans aucun doute d’un sérieux signal d’alarme pour nos modes de vie occidentaux à bien des égards…

L’équipe s’emploie à conclure des accords avec Save the Children et l’UNICEF afin d’assurer la prise en charge des enfants des populations déplacées. Par ailleurs, le partenariat avec Chrétiens pour le Sahel se poursuit en matière de soutien à l’éducation.

Malgré l’insécurité, le projet Wend Benedo poursuit son action et ses activités, relevant de nouveaux défis, comme l’avenir des deux terrains situés à Kongoussi et Sabce, destinés à la construction de centres de formation professionnelle.

Il est important de souligner l’attitude positive et l’esprit de « la présence » qui caractérisent toutes les orientations de Wend Benedo, inspirées par la pensée de saint Charles de FOUCAULD, et son ouverture à tous, sans distinction de religion.

Dîner de famille

L’après-midi et le soir du 27, nous avons eu le plaisir de retrouver les jeunes que nous connaissons depuis leur plus jeune âge à Wend Benedo, et qui ont maintenant une vingtaine d’années. Nous les avons invités à dîner et avons passé un agréable moment à évoquer des souvenirs, à regarder des photos, à parler de leur vie, de l’entrepreneuriat pour lequel ils ont été formés dans le cadre du projet, et de leurs joies et espoirs. Ils fondent désormais une famille. Ces retrouvailles nous ont procuré une grande satisfaction, témoins de leurs réussites. Carlos est en contact quasi quotidien avec eux et d’autres jeunes qui poursuivent leurs études, via les réseaux sociaux. Il joue un rôle de mentor et de source de motivation, même à distance.

Nos gens de Bam et Kongoussi

Le dimanche 28, au Centre Les Lauriets, près de la cathédrale de Ouagadougou, nous avons passé une journée mémorable avec les personnes venues de Bam et Kongoussi, à 140 km de là, dans un bus brinquebalant. Chants, présentations, partage de nos vies, célébration de l’Eucharistie, repas partagés, intérêt les uns pour les autres… Wend Benedo incarne un fort sentiment d’appartenance à une communauté de personnes qui progressent, accèdent à la santé et à la dignité, aident les autres à trouver un sens à leur vie et s’encouragent mutuellement à ne pas se laisser submerger par la peur. Nous avons surtout parlé de nos espoirs, individuellement, en famille et en tant que pays. Les échanges ont été très vivants et authentiques.

Marc, le petit garçon rencontré à Wend Benedo, est venu en moto de Ouahigouya (à 180 km au nord de Ouagadougou) pour être avec nous. Aujourd’hui, il est prêtre et mesure près de deux mètres. Il a présidé l’Eucharistie et nous a parlé avec beaucoup d’émotion. C’était un jour que tout le monde attendait, et nous nous sentions comme une famille, dans un pays où tout invite à se sentir comme en famille, et au cœur d’un projet où les relations humaines et l’importance “d’être avec” prévalent. Nous nous sommes dit au revoir en sachant que nous nous retrouverons en 2026, avec de nouvelles réalités et de nouveaux rêves. Nous savons que Suzanne et son équipe seront à la hauteur.

Yagma

L’après-midi du 28, nous avons rendu visite au cardinal Philippe OUÉDRAOGO, notre ami et cofondateur de Wend Benedo, à Yagma, à l’ouest de Ouagadougou. Chaque année, c’est une joie de le revoir et de parler de tout : le Burkina Faso, l’actualité internationale, les débuts du projet, les journées passées au monastère de Honda, sous le grand karité, en septembre 2004… Sa sagesse et son humilité continuent de nous inspirer.

Le matin du 29, nous avons repris la route du retour, rêvant déjà de revenir.

Intervenants : Carlos LLANO, économiste, Madrid, coordinateur de Sourire d’Enfance ; José Ignacio ARSUAGA, avocat, Madrid, responsable des Amis du Burkina Faso ; Aurelio SANZ, prêtre, Carthagène, vice-président de la Fondation Tienda Asilo de San Pedro et coordinateur de Wend Benedo en Occident.


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