Félix

Représenté

Notre frère Félix RAJAONARIVELO

Membre de l’équipe international et responsable continental pour l’Afrique

Félix est passé avec le Père après sa maladie d’un cancer du foie.

Il a été soigné dans un hôpital de Bangalore, en Inde, avec l’aide de nombreux frères de la fraternité et de sa famille. Il revient à Madagascar le 8 mai, et à la veille de la Pentecôte, au 14, 50, à Carmelo d’Amborovy, où nous avons eu notre réunion de l’équipe internationale en 2014, a donné son esprit à Dieu et a commencé la vie des bienheureux.

Aujourd’hui, 5 juin, a tenu sa Messe de la résurrection dans la cathédrale de Mahajanga.

Je suis heureux et triste en même temps. Ce cher frère laisse un vide et aussi une espérence. Felix a beaucoup donné à la fraternité et l’Eglise à Madagascar et sa vie, que nous devons encourager de continuer annonçant Jésus assisté à Nazareth-style. Il va continuer à aider devant le Père avec son intercession et sourire indestructible.

L’équipe internationale et tous les frères des fraternités sacerdotales Iesus Caritas dans le monde, ainsi que la famille de Charles de FOUCAULD à Madagascar ont le cœur douloureux ; Felix nous changera la tristesse en joie, comme Jésus ressuscité à ses amis.

Merci, Felix, pour tout ce que tu nous a donné. Merci pour ton accueil et ton Nazareth. Tu sera toujours avec nous.

Aurelio SANZ BAEZA,
frère responsable

5 Juin de 2017

PDF: FÉLIX, fr

Lettre de Jean-François et Aurelio, Vernon, mars 2017

Représenté

Chers Frères,

nous nous sommes rencontrés cette semaine et nous avons travaillé pour cette Fraternité Sacerdotale qui nous réunit tous. Nous avons évoqué les personnes qui sont au cœur de nos préoccupations et qui nous motivent dans ce service que nous assumons ensemble : c’est-à-dire chacun de vous.

Dans ce petit Nazareth de Vernon, dans la maison de notre frère François MARIN, qui nous accueille comme un père, nous rendons grâce à Dieu pour ces frères que vous êtes pour nous.

Merci, François, pour cette hospitalité que tu offres fraternellement à ces pèlerins que nous sommes.

Ce travail a été centré sur la relecture de la vie de nos fraternités.

Nous avons dialogué et partagé nos opinions et nos préoccupations pour tenter d’apporter une réponse aux questions qui concernent la vie de notre Fraternité dans un proche avenir :

  • L’Assemblée des fraternités d’Europe cet été en Pologne
  • L’Assemblée mondiale à Bangalore en Inde en Janvier 2019
  • Les finances de notre équipe internationale
  • Le Bilan de nos activités en 2016 à envoyer à la Congrégation du Clergé au Vatican
  • Le lancement de la fraternité en Haïti
  • Le projet de rencontre des responsables des différentes branches de la famille spirituelle de Charles de FOUCAULD en Avril 2017 à Aix la Chapelle.
  • Les échos de l’année du centenaire de la mort du bienheureux Charles de FOUCAULD qui nous parviennent de différents pays
  • Notre souci pour la santé de Félix notre frère de Madagascar
  • Notre joie de voir le rétablissement et la sortie de l’hôpital de Suso de la fraternité de Madrid, Espagne, après son intervention chirurgicale…

Lundi, 6 mars, nous avons eu un échange avec les responsables de la région Île de France et Normandie (Yves de MALLMANN, Joseph JOURJON, Louis YON et Xavier CHAVANE)

Ce fut bon de nous rassembler pour mettre en commun les réalités de la vie et les soucis de nos fraternités.

Nous reconnaissons que nous avons un « passage » à vivre dans les fraternités d’Europe qui avancent en âge, comme un vrai temps de « Nazareth ».

Il y a un appel vigoureux à vivre ce passage avec espérance, en vivant avec amour ce temps du vieillissement, dans la spiritualité de Nazareth, en constatant aussi avec réalisme le peu d’entrées de jeunes dans nos fraternités.

Nous avons à vivre ce temps avec simplicité et dans la fidélité à témoigner jusqu’au bout de cette foi qui nous anime, dans cette Europe qui a tendance à se replier sur elle-même, dans le refus d’accueillir les étrangers et les réfugiés et dans ces peurs qui se traduisent par la montée des mouvements populistes et réactionnaires.

Avant tout, dans la ligne du Pape François, nous sommes appelés à manifester par notre vie cette fraternité universelle que nous lègue le Frère Charles et le caractère missionnaire du charisme de notre fraternité sacerdotale Jesus Caritas.

Le dialogue avec les musulmans en Europe, nous croyons que c’est possible !

Et c’est ce que nous vivons dans plusieurs communautés chrétiennes, avec des actions concrètes de rencontres et de rapprochement.

Les préjugés et les tentations de voir en l’autre une menace doivent peu à peu tomber.

Par exemple, en France, dans certains quartiers populaires, un tiers des habitants sont de confession musulmane.

Nous devons apprendre à vivre et à dialoguer avec cette réalité telle qu’elle se présente.

Le Mardi, 7 Mars, nous avons reçu, dans le logement de Jean-François, la visite de Jacques GAILLOT, évêque de Partenia, membre de notre fraternité.

Il est venu de Paris pour partager notre travail.

Ce temps vécu avec lui depuis son arrivée à la gare de Vernon jusqu’à son départ a été un vrai cadeau.

Dans cet échange, nous avons profité de sa sagesse pour approfondir comment être prêtre dans ce monde difficile, comment rester ouverts à l’espérance et être prêts à nous libérer de nos sécurités et de notre confort d’occidentaux…

Merci, Jacques, d’être venu jusqu’à nous et d’avoir partagé le témoignage de ta vie donnée à cause de Jésus.

Mercredi, 8 Mars, dans l’après-midi, nous sommes allés rejoindre Michel PINCHON au presbytère de Gouville. Nous l’avons trouvé fort et en bonne santé. Nous avons constaté que sa maison reste ouverte à de nombreuses visites de personnes de son village et de plus loin et qu’il partage avec générosité son expérience et sa sagesse. Nous avons partagé à Damville, le repas du soir avec Jean-Louis Rattier, membre de la fraternité avec Jean-François, et nous avons participé à une rencontre de réflexion sur la parole de Dieu, avec les gens de sa paroisse, partageant ainsi son expérience pastorale au quotidien. C’est toujours une grâce de participer ainsi à l’expérience vivante de Nazareth dans une communauté chrétienne avec un frère de la Fraternité, dans l’écoute de la vie des chrétiens et dans leur communion avec le Christ.

Nous avons aussi apprécié le travail de Fernando TAPIA, de Jean-Michel BORTHEIRIE et de Manuel POZO à Almeria en Espagne, pour réaliser un document sur le « Mois de Nazareth ».

Ce document sera étudié et approuvé lors de l’assemblée de Bangalore.

Merci à ces frères d’avoir ainsi répondu à la demande de l’équipe internationale.

Nous rappelons également que nous comptons sur la contribution de toutes les régions pour alimenter le budget de l’équipe internationale en particulier dans la perspective de l’Assemblée mondiale de Bangalore en janvier 2019.

Pour ce qui la concerne, l’équipe internationale vise à promouvoir cette rencontre au moindre prix.

Grand merci à toutes les fraternités qui ont déjà apporté leur contribution avec générosité. Notre site iesuscaritas.org est ouvert à la collaboration de toutes les fraternités. Nous espérons que vos articles, les nouvelles et les annonces d’événements à venir pour leur annoncer dans la agenda. C’est un moyen qui nous rapproche mutuellement.

Nous gardons le souci que nos fraternités soient des lieux où nous apprenons ensemble à être des missionnaires au sein de nos presbyteriums diocésains.

Dans ces lieux où nous nous trouvons (paroisses, hôpitaux, prisons, présence et accueil des étrangers chassés de leurs pays par la guerre ou la pauvreté, lieux de solidarité avec les plus démunis de nos sociétés…) gardons toujours à l’esprit l’appel du Frère Charles de rejoindre « les derniers ». Car c’est avec eux que nous rencontrons le Christ.

Il n’y a pas de vie spirituelle sans un cœur ouvert, généreux et miséricordieux.

Comme nous y invite avec force le Pape François :

« Sortons, sortons pour offrir à tous la vie de Jésus-Christ…Je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie sur les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités… Plus que la peur de se tromper, j’espère que nous anime la peur de nous renfermer dans une fausse protection, dans des normes qui nous transforment en juges implacables, dans les habitudes où nous nous sentons tranquilles, alors que dehors, il y a une multitude affamée et jésus qui nous répète sans arrêt : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » (Mc.6,37) » (La joie de l’Évangile N°49)

Depuis Vernon, nous vous souhaitons un saint Carême, une belle route vers Pâques, avec Jésus et vos frères et sœurs, comme compagnons de route…

Jean-François et Aurelio

Vernon, Normandie, France, 10 mars 2017

PDF: Lettre de Jean-François et Aurelio, Vernon, mars 2017, fr

WEND BE NE DO, un projet né au sein des Fraternités

Représenté

WEND BE NE DO est né d’un esprit uni entre le Burkina Faso et l’Espagne à travers les fraternités de Charles de FOUCAULD. Le fait d’aller auprès des plus defavorisés, d’être avec eux, de travailler pour eux , de nous situer à la périphérie d’un monde aisé où nous vivons quotidiennement, constitue un défi que la Fondation Tienda Asilo de San Pedro de Carthagène a pris sérieusement dès l’an 2005 et , en même temps ce défi a été aussi pris par toutes les personnes, organisations, institutions et paroisses qui nous ont aidé et nous aident encore à continuer avec un projet qui rend amoureux, qui nous fait sentir que cela vaut la peine de travailler pour les gens du Burkina Faso et spécialement pour les enfants, les adolescents , les jeunes et les adultes de WBND dans le domaine de Bam, touchés par le VIH-sida. On a constaté que le projet s’élargit, qu’il grandit, que les personnes vont mieux, que c’est comme une grande famille où personne n’est exclue. C’est un espace humain où on n’est pas étranger, bien que notre peau nous trahisse en nous montrant comme des occidentaux.

PDF: Rapport WBND Janvier 2017, fr

ÎLE DE LESBOS, REFUGE DE L’ESPOIR. Carlos LLANO

Représenté

Carlos LLANO est sportif, économiste , fondateur de l’ONG Childhood Smile , bénévole et collaborateur de la Fondation Tienda Asilo de San Pedro de Cartagena, en Espagne, dans le projet WEND BE NE DO de Burkina Faso. Il a travaillé comme bénévole dans l’île de Lesbos , en Grèce, avec les réfugiés. Nous présentons ici son précieux témoignage. Merci, Carlos.

Nous vivons si vite et si attachés à nos besoins mondains du premier monde que , si nous étions capables d’en prendre distance et de nous observer attentivement, nous sentirions du refus pour nous mêmes. Le monde a de gros problèmes à résoudre : on calcule qu’il y a 300.000 enfants soldats et qu’en 2016 il y a déjà 5.000 réfugiés et immigrants qui sont morts noyés dans la Méditerranée, mais en général nous sommes plus préoccupés par nos problèmes minuscules du premier monde que par ce qui puisse arriver hors de nos frontières, si terrible que ce soit. On voit tout cela si lointain qu’on pense qu’on ne peut pas faire grande chose et on finit par ne rien faire. On ne résout pas les problèmes du monde en les acceptant avec résignation ou indifférence, ou bien en accusant les gouvernements . Les problèmes du monde sont à moi , à toi, à nous. On change le monde en contaminant et en inspirant les comportements avec le nôtre de tous les jours. Si je ne veux pas voir un seul noyé de plus, je ne peux prendre qu’une décision ferme: aller là pour apporter mon petit grain de sable , qui , si petit qu’il soit, sera énorme, si on le compare avec l’inaction ou les centaines de messages qu’on peut publier sur les murs de nos réseaux sociaux . Lesbos est une petite île grecque au milieu de la Mer Égée très proche des côtes de la Turquie. On y trouve deux camps de réfugiés: Karatepe, qui garde encore une certaine dignité, et où on trouve des familles complètes, principalement de la Syrie, mais il pourrait y en avoir même de la République Dominicaine. Oui , j’ai bien dit de la République Dominicaine. Quand on n’a rien, on risque même sa vie, parce qu’on n’a rien à perdre, rien que la vie elle-même, et le désespoir peut arriver à être tel que même la vie n’a aucune valeur.

À Karatepe chaque famille a sa propre tente d’Acnur, ils ont des couvertures, des matelas, et les bénévoles de Remar sont chargés de leur apporter deux repas par jour jusqu’à la porte même de leur tente. Les enfants jouent dans le « lotissement » de tentes , et l’espoir d’une vie meilleure semble ne pas être perdu complètement .

L’autre camp de réfugiés c’est Moria. Une ancienne prison , qui peut héberger 2.000 personnes, mais où on en trouve entassées plus de 5.000 dans des tentes de Decathlon qui flottent quand il pleut et que la boue tombe par le terre-plein. La tension est évidente et on la sent dès que l’on traverse ces hautes clôtures pleines de fers barbelés. Ici il n’y a pas de familles , il y a beaucoup de jeunes hommes , et quelques femmes avec leurs petits enfants, chacun ayant un pays , une langue, une culture et des habitudes différents. Des jeunes hommes de Nigeria qui s’enfuient parce que Boko Haram tue, séquestre et torture n’importe qui. Des adolescents du Pakistan qui ne veulent pas continuer à vivre dans un pays où l’Isis arrive à une bourgade pour égorger toutes les femmes et tirer sur tous les hommes jusqu’à laisser le lieu sans aucune trace de vie.

Ce sont de vraies histoires qu’on m’a racontées quand j’aidais pendant des heures à faire la tâche banale de couper des kilos et des kilos de pommes de terre pour pouvoir donner à manger à ces milliers de jeunes hommes, de femmes et d’enfants unis par le désespoir de ne pas voir d’issue au bout du tunnel, de voir que les autorités les ont oubliés et qu’ au fur et à mesure que le temps passe leur souvenir s’efface dans nos pensées. La deshumanisation est telle que les mafias ont fait de ce problème une bonne affaire où elles font payer de 3.000 à 5.000 euros par personne pour un canot sans aucune securité et avec du surpoids. Elles entassent de plus en plus de personnes sans espace pour bouger dans un endroit où les personnes ne peuvent emporter aucun bagage, puisque cela enleverait de la place pour un autre réfugié à qui on pourrait faire payer, et avec des gilets de sauvetage remplis d’ordures au lieu d’air, qui , en cas de besoin et à cause de leur manque de flottabilité, vont faire perdre une vie de plus, en augmentant le nombre de 5.000 personnes qui se sont déjà noyées dans la Méditerranée pendant 2016. Il reste notre inquiétude ou notre indifférence face à ce désastre humain qui semble un cul- de -sac. Nous avons dans nos mains la possibilité de changer ce monde.

Carlos LLANO FERNÁNDEZ

PDF: Île de Lesbos, refuge de l’espoir, fr

Grégoire CADOR : Lettre aux amis

P. Grégoire CADOR
Solesmes, le 18 juin 2017

Aux amis… de partout !

Chers amis,

Voilà un an je vous écrivais pour vous annoncer que notre évêque de Maroua nous demandait à Christian et moi de revenir en France pour un an pour raisons de sécurité en attendant des jours meilleurs. Je vous demandais alors de nous « porter » ainsi que les communautés de Tokombéré dans la prière et la communion.

Je vous écris aujourd’hui pour vous remercier tous et chacun pour les nombreux signes de gentillesse et de compassion que vous avez su exprimer chacun à sa manière.

J’ai passé une année un peu bizarre. Non pas vraiment « sabbatique », mais en tout cas « sympathique » grâce à l’accueil fraternel de l’évêque du Mans, à l’amitié de mes confrères de la Sarthe, de ma famille bien sûr et du bon réseau d’amis que vous êtes…

Merci à tous ceux qui ont su accompagner, parfois même sans s’en rendre compte, cette épreuve au sens premier du terme. Temps de vérification et d’approfondissement de ma vocation de chrétien et de prêtre.

Je vous passe aussi les étapes médicales qui ont jalonné ces derniers mois et permis de « refaire le bonhomme » même si on ne fait pas du neuf avec du vieux !!!

J’attendais pour reprendre les « circulaires » espérant que l’année d’exil imposé permettrait de clarifier la situation.

De fait, c’est le cas, même si ce qui arrive n’est pas du tout ce que l’on espérait à vue humaine…

Il y a un mois, après une année passée sans nous donner de véritables nouvelles, notre évêque du Cameroun nous a informés, de manière très administrative, que notre retour à Tokombéré n’était pas opportun.

Grâce à la sollicitude Mgr Le Saux, évêque du Mans, je me retrouve désormais missionnaire en Sarthe, même si comme vous vous en doutez bien une grande partie de mon cœur est encore à Tokombéré.

L’évêque me confie d’accompagner les communautés chrétiennes d’Allonnes et d’Arnage, deux paroisses situées en périphéries du Mans ainsi que le service diocésain des migrants tout en participant à l’équipe d’organisation du Synode diocésain.

Je ne peux vous en dire plus pour l’instant étant donné qu’il s’agit de décisions très récentes. Je ne voudrais toutefois pas perdre de temps à confier cette nouvelle mission à votre prière, je sais trop ce que qu’elle m’a apporté dans mon ministère au Cameroun pour ne pas continuer d’y puiser l’inspiration qui me permettra de vivre ce que le bon Dieu me donnera de vivre dans cette nouvelle étape de ma vie. Je vous confie celles et ceux avec lesquels il me sera donné de porter la mission et d’accueillir la vie dans ce coin du monde.

Je vous mets en pièce jointe la lettre que nous avons rédigée avec le P. Christian à l’attention des amis du Cameroun et de France pour les informer de notre situation. Merci de continuer à soutenir les communautés de Tokombéré qui vivent, elles aussi une étape importante de leur histoire.

Nous sommes ensemble !

 

 

 

Pour ne pas perdre les bonnes habitudes, quelques citations glanées dans mes lectures récentes l’année :

Oscar Romero : (Extraits de Roberto Morozzo della Rocca, Mgr Oscar Romero, DDB, Paris, 2015)

« L’Eglise n’a aucun intérêt. Je n’ai aucune ambition de pouvoir et c’est donc en toute liberté que je peux dire au pouvoir ce qui est bien et ce qui est mal. Et ainsi, je dis à n’importe quel groupe politique tout ce qui est bien et tout ce qui est mal. C’est mon devoir. Et avec cette liberté du royaume de Dieu […]… nous devrions nous unir, nous ne devrions pas nous diviser, nous ne devrions pas nous montrer dispersés et souvent complexés face aux organisations politiques populaires, au point de vouloir les apprécier plus que le royaume de Dieu et que ses desseins éternels. Nous n’avons rien à mendier à personne, car nous avons beaucoup à donner à tous. Cela n’est pas de la prétention, mais l’humilité reconnaissante de celui qui a reçu de Dieu une révélation à transmettre aux autres. » (Homélie de Mgr Oscar Romero, 23 mars 1980, veille de son assassinat). (pp. 385-386)

« Tout le monde n’aura pas, nous dit le Concile Vatican II, l’honneur de donner physiquement son sang, d’être assassiné pour la foi. Cependant, Dieu demande un esprit de martyre à tous ceux qui croient en lui. Ainsi, nous devons tous être disposés à mourir pour notre foi, même si le Seigneur ne nous concède pas cet honneur. Oui, nous sommes disponibles, afin que, quand arrivera notre heure de rendre compte, nous puissions dire : « Seigneur, je suis disposé à donner ma vie pour toi. Et je l’ai donnée. » Car donner sa vie ne signifie pas seulement être tué ; donner sa vie, avoir l’esprit de martyre, c’est donner dans le devoir, dans le silence, dans la prière, dans l’accomplissement honnête de sa charge ; c’est donner sa vie peu à peu, dans le silence de la vie quotidienne, comme la donne la mère qui, sans crainte, avec la simplicité du martyre maternel, met au monde, allaite, fait grandir et soigne son enfant avec affection.» (Homélie de Mgr Oscar Romero, 15 mai 1977). (p. 398).

« L’unique violence admise par l’Evangile est celle qui est exercée contre soi-même. Quand le Christ se laisse mettre à mort, voilà la violence : se laisser tuer. La violence envers soi est plus efficace que la violence exercée contre les autres. Il est très facile de tuer, surtout quand on a des armes, par contre, qu’il est difficile de se laisser tuer par amour ! » (Homélie de Mgr Oscar Romero, 12 août 1979). (p. 164).

« Personne ne possède la vérité, à part Dieu. Celui qui veut marcher dans la vérité doit être humble et chercher la vérité avec les autres. On ne va pas discuter pour imposer notre façon de penser. On va discuter pour trouver la réponse de l’autre, celle qui nous manque, c’est une recherche. […] Cela en vaut la peine, surtout quand ce que l’on recherche est aussi important que le bien du pays. » (Homélie de Mgr Oscar Romero, 06 janvier 1980). (p. 231).

St Jean Chrysostome : Homélie avant son départ en exil en 401 (Office des lectures du 13 septembre).

Les vagues sont violentes, la houle est terrible, mais nous ne craignons pas d’être engloutis par la mer, car nous sommes debout sur le roc. Que la mer soit furieuse, elle ne peut briser ce roc ; que les flots se soulèvent, ils sont incapables d’engloutir la barque de Jésus. Que craindrions-nous ? Dites-le-moi. La mort ? Pour moi, vivre, c’est le Christ, et mourir est un avantage. L’exil ? La terre appartient au Seigneur, avec tout ce qui la remplit. La confiscation des biens ? De même que nous n’avons rien apporté dans ce monde, nous ne pourrons rien emporter. Les menaces du monde, je les méprise ; ses faveurs, je m’en moque. Je ne crains pas la pauvreté, je ne désire pas la richesse ; je ne crains pas la mort, je ne désire pas vivre, sinon pour vous faire progresser. C’est à cause de cela que je vous avertis de ce qui se passe, et j’exhorte votre charité à la confiance.

[…/…] En quelque lieu que je sois, vous y êtes aussi : le corps ne se sépare pas de la tête, ni la tête du corps. Si nous sommes éloignés par la distance, nous sommes unis par la charité et la mort elle-même ne pourra couper ce lien. Si mon corps vient à mourir, mon âme restera vivante et se souviendra de mon peuple.

Vous êtes mes concitoyens, vous êtes mes pères, vous êtes mes frères, vous êtes mes enfants, vous êtes mes membres, vous êtes mon corps, vous êtes ma lumière, et même vous êtes plus doux pour moi que la lumière. En effet, la lumière du soleil ne m’apporte rien de comparable à ce que m’apporte votre charité. Le soleil m’est utile à présent, mais votre charité me prépare une couronne pour l’avenir.

Abdelkader : Extrait de Mustapha Chérif, L’émir Abdelkader, Apôtre de la fraternité, Editions Odile Jacob, 2016, p.153.

« Personne ne peut seul faire face aux défis complexes de notre temps. Il n’y a pas d’alternative sage au dialogue, à l’interconnaissance et à la fraternité humaine.»

PDF: Aux amis de partout 19

Charles de FOUCAULD, au regard des Audois

Index du document

  1. Le Général Henri LAPERRINE
  2. Le père René VOILLAUME
  3. Melle Lucienne PÉNIN
  4. La Fraternité Sacerdotale Jésus Caritas
  5. La Fraternité Jésus Caritas, constituée de laïques consacrées.
  6. Les Fraternités séculières Charles de Foucauld, constituées de laïcs.

Lisez le document complet en cliquant sur le lien suivant: Charles de Foucauld, au regard des Audois

Félix (nl)

Onze broeder Félix RAJAONARIVELO is gestorven

Lid van de internationale raad en continentale verantwoordelijke voor Afrika

Félix is naar de Vader overgegaan na zijn leverkanker-ziekte.

Hij werd verzorgd in een hospitaal in Bangalore, Indië met de (financiële) hulp van veel broeders van de fraterniteit en van zijn familie. Hij kwam naar Madagascar terug op 8 mei en de vooravond van Pinksteren, om 14u.50 heeft hij zijn geest aan God teruggegeven en is zijn leven als gelukzalige begonnen. Hij stierf in Carmelo d’Amborovy waar wij de vergadering hadden van de internatiolale equipe in 2014.

Vandaag 5 juni was de Verrijzenismis in de kathedraal van Mahajanga.

Ik ben verheugd en triestig terzelvertijd. Deze lieve broeder laat een leegte na, maar ook een hoop.

Félix heeft veel gegeven aan de fraterniteit en aan de Kerk in Madagascar. Zijn leven moedigt ons aan om Jezus te verkondigen in de stijl van Nazareth. Hij zal ons daarbij helpen door zijn tussenkomst bij de Vader en door zijn onverwoestbare glimlach.

De internationale equipe en alle broeders van de priesterfraterniteit Jesus Caritas wereldwijd en ook de familie van Charles de FOUCAULD in Madagascar hebben een hart dat pijn lijdt. Félix zal de droefheid in vreugde omkeren, zoals Jezus bij zijn vrienden.

Dank je wel, Félix voor alles wat je ons gegeven hebt. Dank voor je gastvrijheid en je Nazareth. Je zal ons steeds nabij blijven.

Aurelio SANZ BAEZA,
verantwoordelijke broeder

5 juni 2017

PDF: FÉLIX, neer